Yunnan : entre thé, bananes et éléphants

Un peu de Chine est déjà au Laos, mais en passant la frontière le contraste est saisissant entre les 4 pays précédemment visités et la Chine. Fini les « hello » ou « Sabaïdi » et les sourires des enfants sur le bord de la route, bonjour aux rots, crachats et indifférences chinois ! Mais difficile de tirer des conclusions après 10 jours ici. Il y a 1.4 milliards de Chinois, et on ne peut pas tous les mettre dans le même panier. Beaucoup sont énervants où exaspérants quand ils essaient de vous arnaquer ou qu’ils vous parlent comme si le mandarin était votre langue maternelle. Personne ne parle anglais dans la région, même les profs d’anglais que j’ai rencontrés utilisaient un traducteur pour communiquer ! C’est dire le niveau. Soit, mais le pire c’est qu’ils ne font que peu d’efforts pour vous comprendre. Le langage des signes, ils ne connaissent pas. Dans ces circonstances, je suis contente de pouvoir baragouiner quelques mots, même si mon accent ne va pas ou que les gens parlent un patois local.

J’ai eu néanmoins des rencontres intéressantes et sympathiques, surtout depuis quelques jours, comme ces restaurateurs du fin fond de la campagne qui m’ont laissés planter la tente et m’ont offerts boisson et nourriture (les fameux insectes!).

Mais la plus drôle anecdote est celle dite de « l’attaque des éléphants » : alors que le gardien d’un collège avait accepté que je plante la tente, 1h plus tard les prof d’anglais (les fameux, ceux qui ont besoin de traducteur) sont arrivés en disant que je ne pouvais pas rester là, que c’était dangereux.

– Dangereux ? Ah bon, pourquoi ?!

– Parce qu’on est dans le Xishuangbanna et il y a des éléphants sauvages.

– Hum, mais les éléphants ne vont pas venir dans la ville et attaquer la population façon Godzilla

– Si, si, si. On peut t’aider, on va t’emmener à l’hôtel

Voilà comment on m’a payé l’hôtel, offert le repas du soir, et même la gérante de l’hôtel m’a offert des bananes….et les éléphants n’ont pas envahie la ville pendant la nuit.

Les paysages ont été assez diversifiés avec toutefois un trait commun : la montagne. La forêt subtropicale du Xishuangbanna, a fait place ensuite aux plantations de thé. Je suis l’ancienne route du thé qui allaient du Yunnan au Tibet, et par laquelle était transportée le renommé thé de Pu’er. Puis, ça a été les bananiers à perte de vue. Et enfin des terres plus agricoles (riz, choux, maïs, pastèque, fraises….) le long de la rivière.

Nul doute que les paysages vont encore changer à mesure que je vais monter en altitude. J’avoisine actuellement les 2000m, mais mon objectif est le plateau tibétain à plus de 4000 !

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