Turkmenistan, la traversée du désert

Bienvenue au Turkménistan, un des pays le plus démocratique et le plus ouvert du monde avec la Corée du Nord et l’Erythrée. La légende dit que les femmes sont si belles ici, que les hommes ont été obligés de fermer le pays pour les garder rien que pour eux. Voilà pour la petite introduction du pays. Pour votre culture, je vous invite à lire le livre de l’ancien président Saparmyrat Nyyazow, Ruhnama.

Je l’ai déjà dit dans un précédent billet, le visa de transit de 5 jours se gagne avec chance et patience (certains n’ont eu que 3 jours il y a quelques année;-)), et il met une petite pression aux chanceux cyclistes qui doivent parcourir près de 500km dans le délai imparti. Pour rendre la chose encore un peu plus ardue, il faut d’abord passer la frontière, ce qui fait déjà perdre quasiment une demi-journée.

Nouveau pays, mais l’hospitalité demeure intacte. Dès la frontière, je suis déjà invitée à passer la nuit à Turkmenabat, la grosse ville à 40km de là. Dans un autre contexte j’aurai accepté, mais ce serait bien mal commencer que de ne rouler que 40km le 1er jour. Les deux premiers jours, le paysage est désertique avec dunes et petites arbustes. Ce n’est pas très passionnant. Heureusement, une voiture avec deux hommes s’arrête pour rompre un peu la monotonie : ils veulent absolument me donner 2 grosses galettes de pain (« Messieurs, je suis toute seule, une seule suffira ») qu’ils s’arrangent à faire tenir sur mon porte-bagage, 6 oignons et une tonne d’abricots secs qu’ils jettent en vrac dans la sacoche ! Probablement un avant-goût de l’Iran.

Pour découvrir un peu les Turkmènes, je m’arrête un soir dans un village. A peine ai-je posé le pied à terre que je suis déjà invitée à boire le thé et 5 minutes plus tard, invitée à dormir. On doit certainement fêter quelque chose car le mouton est en train d’être préparé quand j’arrive. Les femmes mangent d’un côté, les hommes de l’autre et célèbrent comme il se doit avec de la vodka. On ne renie pas le passée soviétique. En invitée, j’y ai droit aussi….

Un autre soir, je rencontre Jan, un cycliste allemand qui va dans l’autre sens. Nous campons près d’un restaurant et nous échangeons les informations sur les prochains pays.

Le matin du 5ème jour, je dis au revoir au Turkménistan et à l’Asie centrale et dis bonjour à l’Iran. Ce n’était finalement pas si compliqué !

 

Et pour les photos,  c’est ICI

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Une réflexion sur “Turkmenistan, la traversée du désert

  1. gerard@poincelot.com

    Bonjour, je découvre grâce à Maman (Isabelle) et j’aime bcp de ton… l’humour…. top…

    J’irai un peu plus loin dés que j’aurai un moment, mais je tenais à participer, c’est génial et sympa de partager.

    Bon courage et take care… ;o)

    Gérard

    J'aime

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