Iran, jamais seule

Après quelques jours en Iran, j’avais pensé à un autre titre pour ce billet. « Être une femme libérée, c’est pas si facile ». C’était ce que je ressentais, mais heureusement ce sentiment n’a pas duré.

Arriver dans un nouveau pays est toujours un challenge : nouvelle langue (j’étais presque « bilingue » en russe après 3 mois en Asie centrale), nouvelle culture et nouveaux codes (et je ne parle pas seulement du code de la route, un peu particulier en Iran). Il m’a fallu plus de temps que d’habitude pour m’adapter à ce pays.

J’ai rencontré les semaines précédentes beaucoup de voyageurs, cyclistes ou non qui venaient de traverser l’Iran et les avis étaient quasiment unanimes : un pays incroyable avec une hospitalité vue nulle part ailleurs. Mais quelques avis plus tempérés se font entendre parfois et à chaque fois ils proviennent de la même catégorie de voyageur : les femmes cyclistes seules. Je ne déroge pas à la règle et ne suis pas si enthousiaste et même un peu déçue.

L’Iran est le pays des extrême :la plupart des iraniens(et surtout des iraniennes) sont d’une gentillesse indescriptible. Combien de fois m’a-t-on donnée des fruits ou de la boisson sur la route ou invitée à partager le pique-nique au parc ? Voyager en Iran, cela vous donne un peu l’impression d’être une rock star : 15 selfies par jour, un attroupement autour de vous à chaque fois que vous vous arrêtez. Vous voulez un peu de solitude, c’est raté !

Le côté sombre maintenant : des onze pays que j’ai traversés jusqu’à présent, l’Iran est celui où je me suis sentie le moins en sécurité lorsque j’étais sur la route, à cause de la circulation mais pas seulement. Les hommes seuls sont une réelle menace à mes yeux. Le respect de la femme n’est pas la norme pour tout le monde et certains ont tendance à s’approcher un peu trop près des femmes seules, étrangères ou non. Une gifle se perd en route et on me laisse tranquille. Un conseil pour les femmes seules : dans la rue, ne parlez aux hommes que si des femmes sont à proximité.

Une fois cette règle respectée, je peux enfin profiter de l’Iran, de ses habitants, de sa riche culture et de son histoire.

De Persépolis à Ispahan en passant par Yazd, ce sont des siècles d’histoire du grand empire Perse que je découvre pendant 15 jours en compagnie de mère. Les sites sont bien souvent grandioses et plutôt bien conservés. De réels efforts de restauration sont faits. Il faut dire que vu le prix des entrées pour les étrangers (200 000 Rials, tarif unique, soit plus de 4€ quelque soit le site, du grand Persépolis à la petite mosquée), des travaux peuvent être faits !

Je ne peux pas parler d’Iran, sans parler nourriture ! Ce n’est pas un pays facile pour les végétariens, la viande est partout à l’exception de quelques plats à base d’aubergines pour la plupart (Khashk, Mirza Ghasemi). Le kebab est le plat national mais ne vous méprenez pas, ce n’est pas le kebab tel qu’on l’a en France : viande hachée mélangée avec des oignons et des herbes et épices cuite au barbecue en brochette, et à manger avec des herbes aromatiques, des tomates, du pain et du riz. Les bons kebabs sont une explosion de saveurs. Et vu les quantités, on peut aller faire la sieste ensuite !

Même si j’ai été un peu déçue, peut-être parce qu’on m’en avait dit tant de bien, l’Iran est un pays à découvrir pour ses habitants et son histoire. Et pour celles qui craignent le port du foulard, la règle n’est pas si stricte et on l’oublie vite.

 

Et pour les photos, car je sais qu’il n’y a que ça qui vous intéresse, c’est par 

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